Cela faisait plusieurs années que nous utilisions Harvest pour suivre le temps consacré à la maintenance des sites, applications et serveurs de nos clients. Un outil efficace, mais qui, avec le temps, était devenu bien trop complet pour notre usage. Gestion des contrats, facturation, fonctionnalités diverses… Tout un tas de choses dont nous n’avions pas besoin, puisque nous disposions déjà d’autres solutions pour les gérer.
Au final, nous utilisions une petite partie de Harvest… L’idée de développer notre propre application nous trottait dans la tête depuis un bon moment. Mais entre les projets clients et le quotidien de l’agence, difficile de trouver le temps de s’y mettre sérieusement.
Et puis nous nous sommes lancés. Un outil qui répond à notre façon de travailler
Nous n’avions aucune envie de recréer un Harvest avec cinquante fonctionnalités. Au contraire, l’objectif était de faire le tri et de ne garder que ce qui nous était vraiment utile. C’est comme ça qu’est né Maintenance Tracker.
Le principe est simple : suivre précisément le temps passé sur chaque contrat de maintenance, identifier les interventions réalisées, savoir qui est intervenu et sur quel site ou serveur. Pas de facturation, pas de gestion commerciale, pas de modules superflus. Nous avons déjà des outils pour ça et ils font très bien leur travail.
Nous voulions simplement pouvoir démarrer un chronomètre, enregistrer une intervention, ajouter quelques informations et retrouver facilement l’historique. Un autre point important concernait le travail à plusieurs. Chaque membre de l’équipe doit pouvoir enregistrer ses interventions et consulter les temps consommés sur les différents contrats.
Nous avons développé l’application avec Next.js 16, en privilégiant une interface rapide et sans complications. Quelques clics suffisent pour démarrer une intervention ou retrouver les informations d’un client.
Cela peut sembler anodin, mais quand on utilise un outil plusieurs fois par jour, ce sont justement ces petits détails qui font la différence. Si enregistrer cinq minutes d’intervention devient une corvée, on finit tout simplement par ne plus le faire.
Et l’intelligence artificielle dans tout ça ?
Bien sûr, nous avons utilisé l’IA pendant le développement. Elle fait aujourd’hui partie de nos outils et nous aurions tort de nous en priver. Mais sur ce projet, nous avions aussi envie de prendre le temps de développer nous-mêmes certaines parties de l’application. Pas forcément par nécessité, mais tout simplement pour le plaisir de coder.
Avec l’arrivée des assistants IA, on prend vite l’habitude de déléguer une bonne partie de la production du code. C’est pratique, souvent très efficace, mais on finit parfois par perdre ce qui nous a donné envie de faire ce métier : réfléchir à un problème, chercher la bonne approche, construire une fonctionnalité et comprendre précisément comment elle fonctionne.
Nous avons donc volontairement gardé la main sur certaines fonctionnalités et sur les parties les plus structurantes de l’application. L’architecture, les choix techniques, la logique métier… Autant de sujets sur lesquels nous voulions continuer à réfléchir et à mettre les mains dans le code.
L’IA nous a permis d’aller plus vite sur d’autres aspects, sans pour autant devenir systématiquement notre premier réflexe.
Finalement, ce projet était aussi une bonne occasion de retrouver un peu ce plaisir du développement que l’on a parfois tendance à mettre de côté au profit de la productivité !
Maintenance Tracker est un petit projet interne, mais il représente assez bien notre approche du développement sur mesure chez AUDA.
Parfois, la meilleure solution n’est pas d’ajouter un nouvel abonnement ou de multiplier les outils. C’est simplement de prendre le temps de développer ce dont on a réellement besoin.




